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SOS Méditerranée

  • shda44800
  • 28 juin 2023
  • 4 min de lecture

Monsieur le Maire, Chers collègues, Herblinois, Herblinoises


Le Groupe Saint-Herblain d’Abord s’abstiendra lors du vote consacré à la subvention de 6000€ pour SOS Méditerranée.Pourquoi? En effet, dans un arrêt du 3 mars 2023, la cour administrative d’appel de Paris a annulé la délibération par laquelle le conseil de Paris a attribué à cette association une subvention de 100000€. Une décision,qui, si elle est confirmée par le Conseil d’Etat, remettrait en cause le subventionnement de cette association par les collectivités. Dans cet arrêt, la cour administrative d’appel de Paris annule cette décision votée en juillet 2019 par le conseil de Paris. La cour estime que le conseil de Paris a,en subventionnant cette association, pris parti et interféré dans un domaine qui relève de la compétence des institutions de l’Union européenne et de la politique étrangère de la France,qu’il appartient à l’Etat seul de définir, ainsi que dans des différends de nature politique entre Etats membres. La loi permet aux collectivités territoriales d’accorder une subvention à une association pour mettre en œuvre ou soutenir une action internationale à caractère humanitaire,mais à la condition de respecter les engagements internationaux de la France et sans prendre parti dans des conflits politiques notamment. En acheminant près de 30000 personnes vers des ports européens entre 2016 et 2018,l’association SOS Méditerranée avait généré de manière régulière des tensions diplomatiques entre Etats membres de l’Union européenne, notamment entre la France et l’Italie, et contrarié les politiques européennes en matière de prévention de l'immigration illégale. Bien que revêtant une dimension humanitaire, l’action de l’association s’inscrivait dans le cadre d’une volonté de remettre en cause, selon les déclarations de ses responsables, les politiques migratoires définies et mises en œuvre par l’Union européenne et ses Etats membres. Les débats ayant conduit à l’attribution de la subvention montraient que le conseil de Paris avait entendu faire siennes ces critiques, allant au-delà de ce que la loi permet aux collectivités territoriales dans le domaine de l’action internationale à caractère humanitaire.

Ensuite, nous avons lu avec une grande attention la tribune de Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis publiée dans Libération le 15 juin 2023 et qui a pour titre:«Immigration: la gauche ne doit plus regarder ailleurs». Dès le premier paragraphe, le ton est donné: «Faudrait-il s’habituer à décompter les vies noyées dans la mer Méditerranée pendant que nous subissons rafales sur rafales xénophobes ? Sommes-nous condamnés à supporter encore longtemps les déferlements de contre-vérités et de haine à l’égard des migrants? N’est-il pas temps de nous réveiller en masse pour leur opposer la voix de la rationalité, de la justice et de l’humanité? » Poursuivant sa ligne politique«No Borders/Welcome Migrants»bien qu'elle la nie, la députée LFI invite les Français à recevoir plus d'immigrés (terme remplacé par «migrants»dans la novlangue contemporaine) et fustige la France qui ne ferait pas assez par rapport à ses voisins européens (tout en qualifiant le continent«d'Europe forteresse»). Cette tribune,comme toutes les autres,ne dit rien d'autre et ne propose rien d'autre, et surtout pas de se tourner vers le peuple en proposant un référendum sur les politiques d'immigrations. Elle ne se peut pas s'y risquer car, Clémentine Autain écrit que le peuple pense mal (ce qui est le même mécanisme de pensée des européistes néolibéraux qui considèrent que le peuple vote mal quand il s'oppose à leurs politiques économiques ou à l'accélération de l'intégration européenne). Cette tribune de Clémentine Autain,en sus de l'habituel «les migrants sont une chance pour la France»(certes, mais lesquels, dans quelles circonstances), dit des contre-vérités. L'Allemagne de Angela Merkel a accueilli 1 million de Syriens en 2015. Ensuite que s’est-il passé : sur les 1 million, 700000 sont venus en France...après que l'Allemagne ait fait un tri parfaitement utilitariste pour son économie et faire face à la baisse de sa natalité. Clémentine Autain n’écrit pas non plus que Sahra Wagenknecht, la nouvelle Rosa Luxemburg, avait accusé ouvertement le gouvernement Merkel de faire venir des migrants pour casser le coût du travail pour faire plaisir au patronat d’Outre-Rhin. Mais le plus important, c'est que la vérité est ailleurs, de voir la réalité en face et d’exprimer clairement les choses. La rationalité, la justice et l'humanité,c'est vivre et travailler au pays et non pas déplacer des masses humaines pour le plus grand service du capital financier! C'est arrêter d'encourager ou de déclencher des guerres civiles au nom de la morale ou de la démocratie. Comme le firent les Etats-Unis en Irak et ou la France de Sarkozy enLibye. C'est tout faire pour mettre fin à la nouvelle traite qui berne la jeunesse africaine pour la faire trimer toute la journée pour UberEats et dormir la nuit sous des tentes-traite dont certaines ONG sont complices. C'est se rendre compte que l'immense majorité des Français accepte l'immigration quand elle est contrôlée, mais refuse que la France soit ouverte aux quatre vents,et que toute politique immigrationniste ne fait qu'augmenter la xénophobie. C'est comprendre que refuser de faire la différence entre l'asile, devoir moral,et l'immigration, choix souverain, c'est tuer l'asile. C'est réaliser que la préservation d'un système social solidaire implique la confiance mutuelle, et donc exclut la juxtaposition de«communautés». C'est assumer que les immigrés ou leurs enfants n'ont pas vocation à constituer des enclaves étrangères,mais à terme,à s'assimiler ou s’intégrer, c'est à dire à ressembler à leurs concitoyens. C'est cesser de croire que la haine de soi en tant que nation est le summum de la pureté morale. C'est ouvrir les yeux sur cette réalité déplaisante quand on est«de gauche»: l'obsession immigrationniste est une distinction au sens de Bourdieu, une façon d'affirmer sa supériorité socio-culturelle sur les«beaufs» et son appartenance à la classe des«ouverts sur le monde». C'est refuser les théories états-uniennes qui distillent le poison de la race en France pour affirmer haut et fort la vision française de la Nation comme héritage et projet. Le délire no borders n'est pas rationnel, car aucune démocratie ne peut survivre sans frontières et sans régulation,ou sans faire une différence entre citoyens et étrangers. Il n'est pas juste,car il aboutit à favoriser le capital au détriment du travail grâce à l'armée de réserve d'immigrés prêts à accepter des conditions misérables. Il n'est pas humain, car il pose comme idéal le déracinement, qui est une souffrance. C’est pour toutes ces raisons que nous nous abstenons.



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